The Lost Son Poem by Elisha Porat

Le fils égaré

Puis il est revenu, comme un étranger.
Et a son retour, il a regarde autour de lui
sans rien se rappeler car tout pour lui
était devenu étranger :
la maison, la cour et le chemin étroit. Puis le souvenir lui
a traverse, transperce le coeur, lui
qui avait survécu, lui,
le gracie, il était revenu. Lui,
qui avait jure la-bas encore,
qu'il n'oublierait rien, même s'il devenait étranger:
le sentier poudreux, le champ de blé et le canal
frontalier, le citronnier et son fruit amer.
Il ressentit son absence comme un fatalité:
revenir finalement, revenir comme un étranger,
avec des souvenirs sombres et sans pitié,
et le fil brûlant d'une nostalgie effrangée
qui jamais plus ne pourra s'arranger.

translated from the Hebrew by Haya et Michael Adam, 1999


Le Fils Perdu

Et il est revenu, revenu comme étranger.
et quand il est revenu, il a regarde autour de lui et ne
s'est pas souvenu, car pour lui tout est étranger:
la maison, la cour, l'étroit chemin.
et leurs souvenirs une déchirure au coeur,
déchiré, et lui qui avait jure la-bas
de ne rien oublier, même étranger:
le chemin poussiéreux, et le champ en friche et le canal
en bordure, et le citronnier, aux fruits amers.
Il sentit son absence comme une pénitence:
revenir enfin, revenir même étranger,
avec un souvenir sombre d'être,
et le fil effiloche d'une nostalgie chaude
qui jamais ne s'entrelacera.

translated from the Hebrew by Dov Gedy, 1999


L'enfant Perdu

Et il rentra, comme un étranger il rentra.
Et comme un étranger, il regarda tout autour et il ne
se souvenait pas, parce que pour lui, tout était devenu étrange:
la maison, la cour, l'étroit sentier.
Et leur souvenir traversa son coeur,
le coupa, et lui qui avait survécu, et fut gracié,
rentra; et lui, qui avait jure encore la
de ne rien oublier, même s'il retournait en étranger:
de l'enfer de poussière, du champ de blé, du fossé
de la frontière, et le citronnier, avec son fruit amer.
Il ressentit que son absence le condamnait:
rentrer a la fin, rentrer comme un étranger,
avec un obscur souvenir qui ne le lâchait pas,
et un fil effiloché de chaude nostalgie
qu'on ne pourrait plus jamais restaurer.

translated from the Hebrew by Lilian Naisberg Klajn, 1999


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